lundi 10 mars 2008

vendredi 29 février 2008

La graine et le mulet




....Exceptionnel!

L'histoire, très bon enfant, avec la morale: "L'union fait la force", n'avait théoriquement pas sa place dans un film qui obtiendrait d'aussi nombreux Césars.
Ce n'était donc pas l'idée du film qui avait fait son succès mais c'était plutôt le casting et le scénario (dialogue).
Le casting a été tellement bien fait que le réalisateur a pu reconstruire, avec précision, une famille tunisienne immigrée incroyablement vraisemblable.
Quant au dialogue, il a été très simple, où certaines réactions, répliques et idées étaient directement extraites de la vie d'un tunisien ordinaire...on s'y reconnaît tous! D'ailleurs, j'avais l'impression que les acteurs improvisaient et qu'ils étaient les propres auteurs de leurs textes.
Par ailleurs, ce qui a attiré mon attention dans ce film c'est la présence de scènes très usées dans le cinéma tunisien au point que s'en est devenu emblématique. La femme aux formes généreuses, en chemise de nuit, qui essuie le sol......la scène du flirt silencieux parachutée de nulle part....étaient bien présentes!! Je ne sais pas si c'était fait exprès pour taquiner les cinéastes tunisiens ou bien au contraire, pour renforcer l'empreinte tunisienne dans ce film....Personnellement, j'ai trouvé que ces petits détails témoignaient du sens critique subtile et intelligent du réalisateur.
Maintenant, place aux points négatifs: ce qui m'a dérangée dans ce film, était la lenteur de certaines scènes ce qui les rendaient un peu lourdes et lassantes. Mais je dois dire que dans certaines d'entre elles, on sentait que cette lenteur avait un but: immerger le spectateur dans l'ambiance de la scène (dispute, réunion familiale, soirée dans le restaurant....).

samedi 23 février 2008

Six choses sans importance

J'ai été taguée par H et M pour raconter six trucs sans importance. Ça tombe bien parce qu'en ce moment je n'ai que des choses sans importance à raconter mais je vais en choisir les plus importantes. Les-voici:

1- J'ai perdu mes deux boucles d'oreille préférées et du coup je ne veux plus en mettre; j'étais très attachée à elles...

2- j'ai une poupée, que mes parents m'ont offerte à mon premier jour d'école, à qui je devrais coudre une nouvelle robe parce que la sienne est devenue très usée. C'est vrai, sinon elle sera complexée par l'autre poupée (la géante). Je la connais très bien, elle est très sensible surtout que c'est elle la première, elle doit être privilégiée.

3- J'avais décidé de me couper les cheveux mais je ne veux plus le faire car je trouve qu'ils sont plus beaux comme ça.

4- Dans notre citée, y a beaucoup de chats. Il y a deux semaines, la famille s'est encore agrandie: trois chatons sont nés; ils ressemblent beaucoup à leur mère. Celui qui ressemblait au père était mort, il devait sûrement être le dernier à sortir, après avoir été piétiné par ses trois frères/soeurs (je n'ai pas vérifié).

5- J'ai des tâches de rousseur bien que je sois brune. En plus, je les ai sur un seul côté du visage! étrange, non?!

6- J'ai des chaussettes à doigts (assorties à mon pyjama bleu) mais je ne supporte pas mettre mes orteils aux places qui leur sont réservées. J'ai donc trouvé une solution: je porte les chaussettes mais je les plie en deux de telle façon à mettre la place des orteils sous la plante du pied. Ça a résolu le problème mais ce n'est pas pratique....du tout! D'ailleurs je me demande pourquoi je les mets encore...

lundi 18 février 2008

Un quart de siècle

Hier, le 17 Février 2008, j'ai fêté mes 25 ans. D'habitude, j'attrape "Zou7al" pendant la semaine qui précède mon anniversaire; c'est une sorte de déprime pesante et étouffante. Cette année, j'ai très bien pris la chose: après tout, que signifie 22 ou 25 ou même 30?! Ce ne sont que des chiffres qu'on utilise sur les papiers....exactement comme les codes à barres pour les produits manufacturés.
D'autre part, en faisant le bilan de ma vie après un quart de siècle, je peux dire que j'ai bien réussi ce bout de chemin: j'ai eu mon diplôme d'ingénieur, je suis avec un homme dont je suis très amoureuse, j'ai vécu des expériences dont je suis très heureuse....
Je me suis rendue compte qu'à partir d'un certain nombre d'années, l'âge ne signifie plus rien en soi, c'est la vision qu'on a de la vie qui importe. C'est vrai, d'ailleurs hier, je me suis offert un abonnement dans une salle de sport pour apprendre à danser la techtonik! Beaucoup de gens (spécialement un) trouvent que cette danse est pour les pré ados mais moi, j'adoore!
Tout ça est bien beau,mais pour la première fois dans 25 ans, je me suis sentie horriblement seule le jour de mon anniversaire.

dimanche 30 décembre 2007

Petite Danseuse de 14 ans (Edgar Degas)

Cette oeuvre-d'art exposée au musé d'Orsay a particulièrement attiré mon attention et réveillé en moi des souvenirs d'école.
Vous aussi, j'imagine, vous avez rencontré cette jeune fille parfaite, orgueilleuse et très sûre d'elle , au moins une fois dans votre vie.

Tout le monde a connu cette fillette, toujours première de la classe, qui devait être soit la fille de la maîtresse, soit celle du principal sponsor de l'école. Elle a généralement une longue tresse (à quatre bouts) que votre maman ne sait pas comment vous la faire. La même fille qui, au lycée, se fait entourer par ses deux dauphines qui la suivent ou qu'elle aille; un peu comme la méchante dans Saly (Princesse Sarah).
En dehors de tout ça, je la trouve magnifique cette statue,....troublante!

dimanche 25 novembre 2007

Je veux avoir un enfant !!!

Depuis toute petite, je rêvais d'avoir un bébé. Jusqu'à l'année dernière, je disais que j'aimerais rentrer et trouver un bébé (qui serait le mien)en train de m'attendre tout souriant mais je disais aussi qu'il faillait qu'il soit réglable: il ne devait pas fonctionner plus de deux heures. Deux heures étaient juste suffisantes pour que je joue avec lui sans m'en ennuyer; après, il fallait le remettre dans sa boîte et le ranger au placard.
Mais maintenant c'est différent, je ressens le vrai besoin de le sentir bouger et grandir dans mon ventre, de le tenir dans mes bras, le regarder dans les yeux, lui choisir un prénom, me préoccuper de son avenir....
L'instinct de matérnité m'envahit, c'est très intense et tellement agréable!
J'espère que c'est juste une crise passagère! De toute façon, j'ai tellement de choses à faire que j'aurai pas le temps de m'en rappeler :-)
Ps: mon chéri, n'aie pas peur: je ne demande pas grand chose!juste un bébé, un tout petit, c'est tout!

mercredi 21 novembre 2007

wa9telli ennsé telbess el kbébés....

J'entendais toujours ma grand-mère se plaindre de la sécheresse en disant :"wa9telli ennsé telbess el kbébes, rabbi yhézz el barka mté3ou".
Je m'en suis souvenu aujourd'hui; je me suis dit que l'hiver a tardé de venir cette année, il fait encore chaud. C'est vrai qu'il a plu jusqu'à l'inondation le mois dernier mais là je parle d'une pluviosité régulière et normale. Nous n'en vivons preque plus en tunisie!
Bref,ce dont je me suis demandé, étaitt pourquoi cette superstition?
Quel est le rapport entre une femme qui porte le kabbous et la pluie?
Je me suis dit que le kabbous est un signe de virilité et que si une femme le portait, ça voulait dire qu'elle n'avait plus son homme "moula bitha w téj rasha"et que cette absence masculine dans sa vie signifiait la misère.
Bon, c'était juste une question qui m'a frôlé l'esprit et dont je voulais avoir l'expication. Si vous passez par là et que vous connaissez l'origine de ce proverbe,...
Ps: désolée si le titre est plus intéressant que le post :-) Je devrais écrire des articles dans Echourou9 :-p

dimanche 11 novembre 2007

Café crème

Entre un café crème, un grand crème et un direct, il n'y a pas de différence car il s'agit de la même chose et que c'est juste l'appellation qui change. Mais entre un direct et un café crème Lavazza, je crois qu'il y a une énorme différence!!!
La question maintenant est: pourquoi quand je commande un direct, dans certains salons de thé, j'ai un direct au prix d'un café crème Lavazza?!
Je ne sais pas si le problème vient de la médiocrité de mon sens du goût ou bien c'est le C.crème Lavazza qui n'est autre, en réalité, qu'un simple café au lait!!!
Voilà mon "direct" qui se pose devant moi, je le bois en ne remarquant aucun nouveau goût. Je ne remarque que je viens de boire un Lavazza que quand je reçois l'addition:
Lavazza...............3.000d au lieu de mon Direct..............1.500d.
Et c'est là que se remarque justement le nouveau goût de la Lavazza: un goût amer plein de regrets et de peine! Mais en refaisant l'expérience plusieurs fois de suite, on s'y habitue; c'est un peu comme avec le Scwepps Tonic!

vendredi 28 septembre 2007

Jadis, on parlait Tunisien...en Tunisie

Le lien de parenté entre la langue arabe et le Tunisien n'est plus le même: le Tunisien, qui découlait directement de l'Arabe, a tellement muté qu'il représente maintenant une branche linguistique à part entière.
Le jargon tunisien contient des expressions qui n'existent pas ailleurs comme par exemple: "barra" pour dire "vas", "fissa3"qui veut dire "vite", "sfennerya" qui est "carotte" et biensûr la célèbre "barcha" qui signifie "beaucoup"...Le tunisien est devenu une langue méconnaissable par tous les autres pays arabes pour diverses raisons:Le tunisien a absorbé une multitudes de langues et d'accents hétérogènes qui n'ont aucun lien commun sauf qu'ils font désormais partie de la langue tunisienne. En plus, ces expressions "mtaounsine" ont été conjuguées et sont devenues indispensables à nos conversations ; je cite à titre d'exemple: "nroudej fel karhba" qui vient de "rodage", "kwarti" qui vient de "cartes, "relooki rou7ek!" du mot "relooking", "sympatizi m3ah" qui vient de "sympatique"... et la liste est encore longue.
Ces expressions postiches qui ne servaient que pour enrichir notre langue, en sont devenues la base.
Et enfin, le peu de mots qui nous est resté de l'Arabe académique est déformé, nous en avalons certaines lettres, nous en mâchons d'autres et voilà que "sabé7 al khair "devient "sba3khiiiiiiiir" voir même "sbakhiiiir"!!!
Tout ce qu'on vient d'énumérer fait du Tunisien une langue internationale mais que personne à part les tunisiens ne comprend! C'est peut-être pour cet aspect énigmatique que le Tunisien est en vogue en ce moment: le Tunisien est à la mode!!
Le Tunisien de Abdel Aziz El Eerwi est devenu un modèle d'une langue dissoute en moins de 50 ans et qui sait? peut-être que les générations futures auront des difficultés à comprendre khorrafet Ommi Sissi comme si c'était un poème de EL Moutanabbi :-)

jeudi 6 septembre 2007

Un vieil adage

Le vieil adage:"L'Homme est-il le centre du monde?" est une aporie qui dépasse mon entendement: je n'arrive pas à avoir une seule position à ce sujet car ma réponse dépend à chaque fois du sens qu'empreuntent mes pensées: progression du général au particulier ou l'inverse.
Dans le premier cas, on part de l'espace dont on néglige les composantes pour se focaliser sur la Terre qui est la plus intéressante des planètes puisqu'elle est porteuse de vie et celle-ci est incarnée en plantes, animaux et en nous les humains. Or nous sommes les créatures les plus développées parmi tous ces êtres vivants terrestres et par conséquent, nous sommes le centre de la Terre, donc du monde!
Cette première supposition peut-être baptisée "Le modèle de l'artichaut": on lui ampute les pétales qu'on juge dénuées d'importance pour arriver au centre brut que l'on nettoie de ces fibroïnes soyeuses qui protègent la partie la plus importante: Le coeur! On renforce ainsi l'indubitable vérité: "L'Homme est le centre du monde".
Cependant, si on chemine le sens inverse, le point de départ sera l'Homme, à chaque fois, on recule d'un pas et on le regarde:à chaque pas en arrière, l'Homme perd de son importance à comparer avec les élément qui entrent dans le champ de vision...il devient minuscule...enfin, il devient invisible, une ξ qui occupe une planète qui, elle-même, tourne avec ses semblables autour du soleil...
L'Homme a ainsi le même statut que ces petits oiseaux qui peuplent le dos d'un crocodile pour le nettoyer en se nourrissant des insectes qui y vivent.
Ce paradoxe me hante: dans une même journée je passe trois à quatre fois de la première à la deuxième vision: zoom avant...zoom arrière...zoom avant...je ne sais pas à quelle distance me fixer!
Sommes-nous vraiment si importants?
Parfois, je me dis que non, notre existence n'est pas si inhérente au bon fonctionnement de la planète et qu'un peu d'humilité nous siérait mais je me trouve en train de chercher les preuves du contraire.

mercredi 15 août 2007

Anaïs, Anaïs....Chhhhh...Chhhh

J'étais dans ce couloir lugubre quand les effluves de ce parfum m'envoûtèrent....c'était un simple inconnu qui passait près de moi...mais son parfum ,lui, ne m'était pas inconnu... je sentais les battements de mon coeur résonner dans mon ventre crissant, ... je reconnais cette sensation: c'est un mélange d'amour et de désir... et me voilà transplantée dans une autre ambiance...dans ma tête, rouge, rose et jaune s'entremêlent...

Des souvenirs de Lui resurgissent brusquement...c'était comme s'Il était là, en train de me prendre dans ses bras et me serrer fort contre lui.

Après réflexion, je me suis demandé si Ce parfum était un simple déclencheur de souvenirs ou bien plus que ça. Ce parfum, avait-il un effet aphrodisiaque sur moi?
Et Lui, était-Il juste le porteur de ce parfum, rien d'autre?!

mardi 19 juin 2007

Wonderbra

Le désir d'avoir une poitrine généreuse ne date pas d'hier. En 1895, on commençait déjà à réaliser des augmentations mammaires. Comme un coussin de torchons, on introduisait dans les poitrines des femmes tout et n'importe quoi, pourvu que cela donne l'effet esthétique désiré: de l'ivoire, des boules de verre, de la laine, des éponges et du caoutchouc. Plus tard, les seins ont goûté à la paraffine, la cire d'abeille, la gelée de pétrole et l'huile de silicone .
Les femmes n'hésitent pas de risquer leur vie pour avoir une belle poitrine pour deux raisons: la quête à l'autosatisfaction et à celle des hommes.
Ce qui m'a toujours intriguée, est cette étrange attirance des hommes pour la poitrine bien qu'ils en aient eux aussi. Est-ce donc parce qu'elle est plus développée chez les femmes ?
Si ça l'est vraiment, pourquoi cette préférence?
Pourquoi sont-ils attirés par les poitrines généreuses?
Je me suis dit que cela pourrait être expliqué par le complexe d'Oedipe, que cette attirance leur permet de retomber en enfance et de retrouver sérénité et sécurité comme quand ils tétaient leurs chères mères. Mais, je ne crois pas que le fait de se sentir materné suscite autant d'excitation d'ordre sexuel chez les hommes.
Je crois tout de même que cette excitation serait provoquée par un flash-back mais cette fois, à une époque beaucoup plus lointaine que l'enfance, cela daterait du stade des Hominidés !
Pour se reproduire, nos ancêtres empruntaient la position de l'Adoration du Kamasutra: la femelle se mettait à quatre pattes et le mâle venait par derrière. Il avait pour premier contact visuel le bas du dos de sa partenaire, ce contact devenait ensuite tactile .
Comme d'habitude, la génétique a bel et bien joué son rôle de conservatrice de patrimoine: l'excitation qui commence par la vue du derrière de la femelle s'était inscrite dans les gènes des mâles et s'est perpétuée entre eux pendant des siècles jusqu'à ce qu'ils se redressent pour devenir hommes.
Les seins seraient donc relativement nouveaux pour eux mais ils ressemblent énormément aux fesses et sont la partie avec laquelle ils établissent le premier contact avec les femmes selon leur nouvelle posture (debout). Il est d'ailleurs à remarquer que les hommes en général, tentent de retrouver l'image du derrière héritée génétiquement en rapprochant les seins l'un vers l'autre et le résultat du Top 5 en est la preuve concrète: selon le sondage, les hommes associent majoritairement la poitrine aux fesses, c'est un amalgame qu'on retrouve fréquemment.
Ps: cette explication repose sur des données prouvées par des études scientifiques du comportement psychologiques des hommes face à cette partie du corps féminin.

mardi 29 mai 2007

TOP 5

1/les yeux
2/la bouche
3/la poitrine
4/les jambes
5/les fesses
Les garçons, classez ces cinq parties par ordre croissant selon l'importance que vous leur accordez.
Les filles, classez-les selon l'importance que vous croyez les garçons leur accorder.
Ps: Veuillez le faire en toute sincérité;)
Merci

mardi 15 mai 2007

Le Petit Chaperon Rouge by Vanilia

Un jour de printemps, le petit chaperon rouge est allé rendre visite à sa grand-mère malade qui habitait au pied de la montagne.

Libre comme l'air, elle gambadait dans la forêt en chantonnant une de ces vieilles chansons que sa mère lui avait apprises.

Soudain, elle s'immobilisa effrayée et demeura figée comme une statue de glace: elle venait d'apercevoir le méchant loup, tant redouté, qui se dirigeait vers elle.

Que faire?!

Elle resta immobile....le loup au sourire sournois s'approchait encore et encore... elle ne bougea pas d'un cheveux... il était devant elle...seuls quelques pouces les séparaient.

Ils se regardèrent droit dans les yeux et ils sentirent un sentiment étrange courir dans leurs veines, un délicat frisson leur parcourir le corps, une émotion les étrangler... quelque chose d'étrange venait de se passer!

Elle voyait le regard avide du méchant loup s'adoucir, un léger sourire si mignon s'était dessiné sur son visage, il lui tendit la main.... Sans hésiter, elle lui tendit la sienne, toute confiante.

C'était le début d'une histoire d'amour pleine de promesses et de beaux rêves...leurs différences, bien que flagrantes, ne leur signifiaient que complémentarité!

Un jour, alors qu'elle était dans ses bras si forts et protecteurs, il voulait lui caresser les cheveux mais, sans le vouloir, ses griffes lui écorchèrent le visage! Affolé, il voulait s'excuser en la serrant fort contre lui et en l'embrassant mais, accident grave! Ses canines si aiguisées perforèrent la peau si douce de sa bien-aimée!

Elle se voyait saigner mais elle n'arrivait pas à lui en vouloir! L'amour qu'elle lui portait était plus fort que ces quelques brèches, pourtant si douloureuses.

Elle le rassura et lui fia son corps à nouveau: elle s'allongea près de lui et se mit à lui caresser le pelage si doux et si chaleureux, elle mit la tête contre son torse et voulait se livrer à son amour sans peur ... mais s'était plus fort qu'elle, elle pensait sans cesse au moment où, sous l'effet ageuglant de la colère, il lui arracherait le cœur vivant!

Un loup a le caractère sauvage, c'est sa nature et nul ne pourra la lui faire changer, même pas la force suprême de l'Amour.

Tout le monde croyait en leur amour, sauf eux-mêmes !

Pourraient-ils s’apprivoiser si lui ne le veut pas ?

vendredi 4 mai 2007

Poupées d'argile

La terre, notre berceau et notre tombeau: à la naissance, elle nous accueille les bras grands ouverts; à la mort, elle nous ouvre les portes de ses entrailles pour y résider éternellement.
Si nous adoptons la doctrine de La Création, la terre serait la source de l'humanité: Dieu la choisit pour créer l'Homme.
Tout commença quand fut achevée la création de la Terre, du soleil et des animaux: Dieu prit de l'argile crissante, la malaxa et façonna l'homme,première amphore destinée à recevoir l’âme. Voilà la tête, les bras, les jambes, les yeux...un chef-d'oeuvre prit forme, les moindres détails étaient soignés: des doigts distincts, des oreilles artistiquement façonnées...Il mit sa statue debout et souffla en elle. Miracle! l'homme devint vivant et fut nommé Adam.
Nous sommes tous à base d'argile, pourtant nous sommes si différents !
Cette différence, serait-elle à l'image de l'argile: diversifiée ?
Les argiles acides seraient donc à l'origine du caractère brutal et irritant des personnes agressives qui n'hésitent pas à pulvériser ceux qui les entourent même les plus proches. Ils disent que c'est plus fort qu'eux?! C'est normal que ce soit ainsi!
Les argiles gonflantes (qui absorbent l'eau) serait la matière première des arrivistes, ceux qui guettent l'occasion de profiter des autres et de les empiéter pour s'enrichir, ceux qui attendent le moment opportun pour absorber le bonheur des candides. Plus ils gonflent, plus ils en veulent...
Ces personnes fragiles qui se laissent escroquer seraient en Gypse: ils paraissent rigides et résistants mais ils s'effritent à la moindre friction et se brisent au moindre choc.
Toutes ces boules d'argile qui se côtoient chaque jour et qui se rassemblent en groupes pour créer des nations sont comme un empilement d'assiettes: plus la porcelaine est pure, rare et noble, plus elle est placée en haut de la pile...évidemment, les assiettes en terre basique et bon marché sont communément les plus abondantes, elles servent à supporter cette mastodonte argileuse qui ne cesse de monter en hiérarchie...
Tout serait-il programmé dés notre création: notre caractère,notre niveau social...?
Et l'amour? Dépend-il aussi de notre origine?
Il est évident que l'Amour, à quelques exceptions, ne peut réussir qu'entre deux personnes qui se ressemblent ou plutôt qui se complètent. Ils s'aiment, fondent, se touchent, s'enchevêtrent, se mêlent et ne font plus qu'un! Leurs corps brûlent, leurs âmes s'évadent et ils se consument dans un feux d'Amour avivé...non! ils ne deviennent pas cendres mais ils renaissent! Leur Amour prend forme et devient impérissable.
S'ils sont d'argiles incompatibles, comment pourraient-ils s'aimer?!
Dieu, nous a créé à son image: beau. Mais aurait-il condamné notre Karma en faveur de notre beauté?
Ps: Les argiles sont de toutes les couleurs: noire, blanche, rouge,...verte! Un Homme vert?! Sûrement pas! Cette couleur serait donc vraiment réservée aux extra-terrestres!!!

mardi 24 avril 2007

El esm el 3ali wel marbat el khali

A l'INSAT, on forme des futurs ingénieurs mais est-on sûr des valeurs qu'on leur inculque? Est-on certain qu'on leur montre le bon exemple de la gestion des ressources humaines? Aujourd'hui, je viens d'avoir la preuve que le système anti-pédagogique de l'enseignement dans cet institut ne fait que préparer des centaines de jeunes à maltraiter leurs subordonnées, à ne pas leur prêter attention et à abuser de leur pouvoir. A l'INSAT, l'administration ne remplit pas correctement ses tâches et nie ses erreurs, les professeurs attaquent les élèves et prennent leurs suggestions pour des insultes...et les étudiants dans tout cela?!!! Vous voulez que la mentalité tunisienne change, que les gens deviennent plus responsables ? Vous espérez un minimum de civisme et de communication? Alors, vous n'avez qu'à recycler tout le corps éducatif et administratif, il faut qu'on apprenne à attribuer aux étudiants leurs droits. Il faut leur apprendre que: "Coups de poing sur la table, roulement d'yeux, tapages de pieds, blasphèmes, sont les arguments de ceux qui n'en n'ont pas."Félix Leclerc
Ps:Malheureusement, ce phénomène est présent dans tous les établissements éducatifs nationaux et le faire changer ne saera pas évident, tout le monde est assoiffé de pouvoir!

lundi 16 avril 2007

Geisha

Geisha,...ce n'est pas qu'une simple hôtesse dont le génie est de servir le thé.

Créature d'une beauté monumentale, elle incarne sensualité, sagesse et préciosité... Artiste dévouée, elle cultive le mystère de sa vocation et garde le secret de la séduction, art qu'elle apprend dès son jeune âge.

Sans tomber dans la vulgarité, avec un simple regard, tous les hommes aussi grands esprits qu'ils soient, s'inclinent devant elle.

En leur tenant compagnie, elle fait preuve de créativité, subtilité et éloquence: au milieu des accords de son harpe, leurs âmes s'égarent; entre les plis de son éventail, leurs esprits s'emprisonnent, et d'une seule envie ils se hantent.

Et c'est avec un mélange de pudeur angélique et de perversion audacieuse qu'elle s'apprête à mener son partenaire ensorcelé au septième ciel, c'est sur les notes des boules qui résonnent à l'intérieur de son corps qu'elle mènera la danse.

Sous son Kimono, elle l'invite: en dénouant cette interminable ceinture avec laquelle elle s'est embobinée, son appétit se dénonce. Doucement, Il la déshabille, en faisant glisser une à une ses tuniques de soie si douce, si pure et si délicate...plus l'étoffe de soie drapée prend du volume, plus ses courbes se dessinent dans la pénombre; devant ces formes si féminines et juvéniles à la fois, son désir est avivé ...

Elle lui fait alors goûter au nectar de ses lèvres exquises... elle l'envoûte avec l'essence sucrée de sa peau satinée...son corps fervent de plaisir ne demande plus que le sien...

Qui disait qu'il fallait attendre d'aller au paradis pour avoir droit au délice suprême?!

Qui prétendait que les déesses de l'amour n'étaient que mythe?!

Geisha,...c'est ainsi que s'appelle une époque à laquelle j’aurais voulu appartenir.

lundi 9 avril 2007

As big as you think, Big Ball !

Florida, Hollywood,... des destinations de rêve, mais pour le moment, je me contente de les mâcher.
Le chewing-gum et moi?!...C'est une histoire d'amour qui a commencé quand j'avais quatre ans, âge où les enfants sont curieux de connaître l'origine de tout. Personnellement, je me suis rendue à l'évidence que l'origine de tout est la terre quand j'ai déniché mon premier chewing-gum dans un petit coin près des escaliers de l'immeuble: il m'a attirée par sa couleur verte intrigante et sa texture gluante. Je me suis acharnée à le décoller avec mes petits doigts puis je l'ai longuement examiné mais comme toutes les questions qui trottaient dans ma tête restaient sans réponse, je me suis fiée à mon instinct animal et je l'ai flairé. Celà va sans dire, son parfum mentholé tellement frais m'a donné envie de le goûter, j'y ai même mordu à pleines dents: à ma grande surprise, la fraîcheur de la menthe cachait un goût poussiéreux que j'ai aimé, je ne sais par quel phénomène. En rentrant à la maison, j'ai eu peur que quelqu'un s'empare de mon trésor alors je l'ai collé sous le tiroir de ma table de nuit pour le remâcher le lendemain matin avant d'aller au jardin d'enfants...
A l'âge de huit ans, ma passion pour le chewing-gum était devenue beaucoup plus ardente : je n'allais à une fête qu'après m’en avoir procuré un, spécialement pour l'occasion. Avant de descendre de la voiture, je jouais à la petite dame qui n'avait plus qu'à faire les dernières retouches pour être parfaite: je sortais fièrement mon petit carré rose et je le mettais délicatement dans ma bouche et j’attendais… une fois installée, le moment tant attendu était venu: je croisais les jambes, je prenais un air gracieux et je commençais à mâcher mon chewing-gum tout en m'appliquant à le faire avec élégance pour que tout le monde m'admire. C'était L'Accessoire qui faisait toute la différence, c’était l’atout qui me distinguait des autres !!!
Dix ans plus tard, je m'apprétais à passer le bac. C'était la galère: des dizaines de mots-clefs à retenir en sciences naturelles et des centaines de formules en physiques et maths! J'étais en train de me plaindre de l'effort surhumain qu'on exigeait de nous pour réussir à apprendre toutes ces informations, quand mon frère m'a appris que mâcher du chwing-gum stimulait la mémoire. Alors je me suis dit que pour avoir mon bac avec mention, je n’avais qu'à me remettre à pratiquer ma vieille discipline, mon sport préféré...
Résultats du bac: des jours passés chez le dentiste, poches vides mais bac avec mention.
Comme vous l'avez sûrement constaté, le chewing-gum est donc la clef de la réussite, alors, à tous les maîtres et professeurs : ne frustrez pas vos élèves en leur collant leurs chewing-gum dans les cheveux, ils risquent de le haïr pour toujours!!! Apprenez-leur plutôt l'art de le mâcher, la technique de faire des bulles de rêve et l'astuce de faire avec des big bang au lieu de leur bourrer la tête avec des dates dont ils ne se souviendront jamais, même pas le jour de l'exam!

dimanche 4 mars 2007

I'm your venus, I'm your fire, your desire!

Ces jours-ci, la température commence à monter et ça me fait déjà penser à l'été et à tous les efforts que je dois fournir pour le passer en beauté: régime, sport et économies (pour pouvoir me permettre des petites folies)...
C'est vrai! alors que les garçons enfilent tout simplement leurs maillot-shorts pour se jeter à l'eau dès le premier jour de la saison, les filles doivent passer au moins une semaine pour se préparer: d'abord, le choix du maillot, ensuite, se faire le maillot!
Ainsi, à l'approche de cette saison très complexante à cause de certaines filles trop parfaites, et très choquante à cause d'autres (qui se croiraient encore à la préhistoire), je me demande pourquoi la nature ne nous rend pas les choses plus faciles: avec la cellulite, les poigners d'amour et les poitrines plates, viennent s'ajouter les poils!
Pour les hommes, ce problème ne se pose pas car la présence de poils est évidente, elle est même désirée puisque c'est un signe authentique de virilité: la barbe est un atout qui permet d'exciter une femme par le simple fait d'effleurer son visage. D'autre part, une femme aime bien caresser le torse bien touffu de son chéri, ça lui donne l'impression d'être dans les bras d'un nounours géant et protecteur!
Par contre, les hommes quant à eux, ne supportent pas l'effet cashmere sur les jambes d'une femme!
C'est vrai, la longueur de ces poils est juste,... inemployable: elle est assez développée pour être perceptible mais pas assez pour être fonctionnelle: S'ils étaient plus longs, on aurait pu leur trouver une utilité, ça serait même une source d'inspiration: on pourrait en faire des tresses, les coiffer, leur changer de couleurs...bref, en faire le fantasme des hommes!
Mais, visiblement, ils ne sont là que pour nous frustrer: à la puberté, le corps féminin commence à prendre forme, les envies sexuelles aussi! Mais la poussée soudaine de poils qui se propagent sur tout ce joli corps en pleine croissance, freine ses ardeurs (plus une partie du corps est attirante, plus la présence de poils y est accentuée). Ainsi, l'adolescente, embarassée et craintive, ne trouve pour solution que de se couvrir au maximum toutes les zones "atteintes" (il ne resterait plus que les mains, les pieds et le visage qui en sont épargnés !). Par ce fait, les hommes détourneraient leurs regards d'elle et elle se calmerait à son tour et la nature aurait ainsi bien accompli son rôle de mère!
Ps: après le préservatif, les poils seraient-ils la prochaine stratégie du planning familial?

dimanche 25 février 2007

Quelle en est l'explication?

Le moyen le plus efficace de combattre l'ennui en lavant la vaisselle ou d'exprimer son bien-être en prenant une douche est assurément le chant. Moi, je chante, je chante souvent voire même tout le temps: en me coiffant, sur le chemin de la fac, quand je fais le ménage...Tout cela est classique me diriez-vous, alors où réside l'anomalie?
Pour vous répondre, je vais vous raconter ce qui m'arrive quand j'essaie de me concentrer pour faire mes devoirs à la maison: je suis en train de réfléchir à la solution d'un problème mathématique énigmatique quand une soudaine envie de chanter surgit de nulle part et me projette devant le miroir. Et je commence à chanter...
Parfois, je chante des chansons que je connais et je fais même le clip avec: je vois les caméras, mes cheveux flottent dans l'air,mon corps devient fébrile à l'idée de danser, et ça tourne, Action!
Mais, savez-vous ce qui se produit quand je fredonne des mélodies que j'improvise sur le moment?
En m'écoutant chanter ma propre composition, je m'émeus, mes larmes coulent sans que je m'en rende compte et je continue à chanter malgré l'émotion qui m'étrangle, je persévère avec toute la sincérité et la sensibilité du monde. Et c'est là que ça commence à dégénèrer :la star à la voix divine qui est en moi se révèle, je me vois sur scène, entourée d'un orchestre de musiciens et chantant pour mes fans. Pour votre gouverne, je ne vise pas Carthage mais plutôt des petites scènes comme celle du Théâtre Municipal de Tunis (je garde quand-même les pieds sur terre!)
Ma voix est tellement suave que mon public, émerveillé, ne peut s'empêcher de pleurer.
Je vois toute l'admiration et tout l'amour que leurs regards me portent, je ferme les yeux et je chante pour eux!
Je m'interdis, je m'approche encore plus du miroir, je me fixe dans les yeux, je regarde mes larmes couler, je murmure quelques onomatopées comme si pour me dire quelque chose que je ne comprends pas moi-même et je m'immobilise .
J'essuie mes larmes et je retourne à mon bureau;j'ai mal à la tête et j'essaye d'achever mon travail mais je me sens vidée de toute mon énergie alors je vais me coucher.
Quel exploit!